Les agriculteurs doivent-ils porter des EPI ?

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Les équipements de protection individuelle représentent l’ensemble du matériel qui sert à préserver les travailleurs sur leur lieu de travail. Quelle que soit l’activité exercée, il est fort probable que des risques y soient liés. Afin de les limiter, il est opportun de prendre les dispositions requises. Se doter d’EPI fait partie des mesures adéquates à mettre en place. Même s’ils ne permettent de se prémunir que d’une partie des risques sur le lieu de travail, ces équipements sont d’une grande importance.

Pourquoi les EPI sont-ils parfois obligatoires dans l’agriculture ?

En règle générale, les équipements de protection individuelle sont obligatoires dans tous les domaines dans lesquels il existe un risque pour les travailleurs. L’employeur a le devoir d’assurer la sécurité de ses salariés en réduisant ou supprimant tout risque à la source, en mettant en place des mesures concrètes de protection collective et en transmettant les consignes nécessaires aux salariés.

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Il en va de sa responsabilité de protéger le salarié contre tout risque susceptible de menacer sa sécurité et sa santé. Lorsqu’il ne remplit pas ce rôle, il s’expose à des sanctions sévères de la loi. Dans le domaine de l’agriculture, les EPI sont obligatoires, les travailleurs de ce domaine d’activité n’étant pas à l’abri de maladies ou d’accidents professionnels rendant les EPI obligatoires.

Se protéger contre tous types de projections

L’agriculteur est constamment exposé aux projections de toutes sortes, notamment lors du nettoyage à haute pression du matériel et de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques. L’avantage avec les équipements de protections individuelles (EPI) pour les agriculteurs est qu’ils permettent de protéger les endroits particulièrement sensibles tels que les mains, les oreilles, les yeux et par la même occasion protéger les vêtements d’éventuelles souillures.

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EPI agriculteurs

Se protéger contre les chutes d’objets et les heurts

L’agriculteur peut heurter des objets en mouvement. Pour limiter les risques, un équipement de protection individuelle adapté s’impose. Il peut être question d’une casquette coquée. Cette dernière est renforcée avec des matériaux choisis soigneusement. De cette façon, elle peut minimiser l’impact des chocs sur votre tête. Elle est également idéale pour se préserver de chutes d’objets de petite taille. Quant aux chaussures de sécurité, elles protégeront vos pieds contre les écrasements, chutes d’objets, coupures ou encore d’éventuelles pertes d’adhérence.

Se protéger du contact avec les produits phytosanitaires

Les EPI visent à protéger toutes les parties du corps qui pourraient entrer en contact direct ou indirect avec les produits phytosanitaires. Les équipements de protections individuelles doivent être correctement entretenus et adaptés aux circonstances.

Quels sont les différents types de gants qui peuvent être utiles à un agriculteur ?

Pour travailler dans les meilleures conditions, un agriculteur a besoin de gants de différentes sortes. Ils peuvent être classés selon différents critères. Les plus importants sont le matériau et le niveau de protection.

Les matériaux de composition des gants

Lorsque ce sont les matériaux de composition qui sont pris en compte, l’agriculteur peut utiliser des gants en nitrile, en néoprène ou encore des gants en latex. Les premiers (nitrile et néoprène) sont particulièrement adaptés pour la manipulation intensive de produits phytosanitaires. Les gants de ce type sont légers et sont dotés d’une grande résistance chimique.

Si l’agriculteur doit, par exemple, pulvériser une partie de son exploitation avec des pesticides, les EPI permettent de ne pas contaminer les mains. En ce qui concerne les gants en latex, ils sont les meilleurs alliés lorsque la personne entre en contact avec des résidus de pesticide. Si l’activité de l’agriculteur prend aussi en compte l’élevage de bétail, il doit avoir besoin de gants en vinyle. Ils sont les plus appropriés quand il est question d’entretien du bétail. Ils permettent de limiter la propagation de maladies zoonotiques qui se transmettent de l’animal à l’homme par le biais de bactéries.

Le niveau de protection des gants

Concernant le niveau de protection des gants, il existe trois types d’équipements.

Premièrement, il y a les gants de protection de niveau G1. Quand il a besoin d’une protection légère contre les produits chimiques, ce sont les gants les plus indiqués. La plupart du temps, ils sont à usage unique et ne demeurent efficaces que contre des solutions très diluées de produits phytosanitaires. Leur épaisseur ne dépasse pas 0,2 mm.

Deuxièmement, il y a les gants de protection de niveau G2. Plus performants que des gants de niveau G1, ils sont aussi adaptés pour des risques chimiques plus élevés. Ils peuvent être utilisés lors de la manipulation de solutions concentrées de produits phytosanitaires. Ils sont réutilisables et aussi plus épais. Pour être parfaitement en accord avec les normes, ce type de protection doit aussi prendre en compte les exigences minimales en termes de risques mécaniques.

Pour finir, les gants de protection de niveau GR ne conviennent qu’aux activités de ré-entrée. Il s’agit de gants qui sont utiles lorsque la personne entre dans une zone récemment traitée. Afin de s’assurer d’avoir les bons équipements, il est impératif de vérifier leur conformité aux normes fixées dans le domaine.

La visière anti-projection : pourquoi ?

La visière anti-projection est un indispensable. Des graines et même des poussières peuvent être projetées dans toutes les directions et très vite. Il n’est pas exclu qu’elles se dirigent directement vers les yeux. Pour les protéger et faire de même pour votre visage, la visière anti-projection est nécessaire.

Elle l’est aussi lors de la manipulation de produits phytosanitaires. Elle évite que certaines gouttes touchent le visage. Pour la choisir, il est important de considérer le matériau avec lequel elle est faite. Il doit être à la fois léger et résistant. Dans cette catégorie, le polycarbonate est un excellent choix. Il y a également la partie en contact avec la tête qui est d’une grande importance, à savoir le serre-tête. Ce dernier détermine votre confort. L’idéal est qu’il soit réglable et en mousse afin de pouvoir l’ajuster à sa convenance et éviter toute douleur.

Les masques à poussière : que retenir ?

Les masques à poussière interviennent, quant à eux, pour préserver vos voies respiratoires. Travailler sans s’équiper revient à inhaler toute la journée la poussière et d’autres petites particules invisibles. Ils peuvent couvrir ou non l’entièreté du visage. Dans l’un ou l’autre des cas, il est tout de même préférable qu’ils soient dotés d’un système qui sert à filtrer l’air pour ne laisser passer aucune particule potentiellement nocive. Dans certains cas, il est même utile qu’ils soient livrés avec une ventilation. Il s’agit d’un mécanisme qui envoie un débit d’air filtré et constant dans le masque.