Bien choisir son sac à dos pour une randonnée de 3 jours

Dans l’article « Faites-vous ces 2 erreurs de débutant lors d’une longue randonnée », j’ai mentionné qu’un sac à dos trop grand vous pousserait à le remplir. Ainsi, lorsque vous choisissez un sac à dos de randonnée, mieux vaut éviter de partir avec un bagage surdimensionné « au cas où ». Plus le sac est imposant, plus il pèse, même à vide. Inutile donc de se charger d’un poids mort supplémentaire.

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À l’opposé, choisir un sac minuscule « pour aller plus léger » n’est pas non plus la panacée, même si, oui, certains s’y risquent, quitte à forcer sur la fermeture éclair.

Comment trouver le juste milieu ? Cette question revient sans cesse quand il s’agit d’opter pour un sac à dos de randonnée. C’est aussi la demande la plus fréquente que l’on me fait.

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Mais avant de détailler les critères pour déterminer le bon volume, regardons ensemble comment s’y retrouver face à la multitude de modèles proposés en magasin ou en ligne.

On parle souvent de volume, parfois de capacité ou de contenance : en réalité, c’est toujours la même chose, exprimée en litres (L). Volume, capacité, litres… ces mots sont interchangeables dans le jargon des randonneurs.

Le volume figure généralement dans le nom du modèle. Par exemple, un Supersacderando 35 correspond à un sac d’environ 35 litres.

Ce chiffre additionne le volume du compartiment principal et celui de toutes les poches.

Le nombre et la disposition des compartiments varient d’un modèle à l’autre, si bien que deux sacs affichant la même contenance n’offriront pas forcément la même perception d’espace.

Parfois, deux chiffres apparaissent sur l’étiquette. Par exemple, Supersacderando 5 10 : le deuxième nombre (« 10 ») indique le volume d’extension, souvent accessible grâce à un rabat rehaussable comme sur la photo ci-dessus.

Pour choisir la bonne taille de sac, je ne vais pas balancer un chiffre magique. Demander « Je veux partir 3 ou 4 jours, quel sac dois-je prendre ? », c’est ignorer les spécificités de chaque aventure. Je pourrais dire 30 litres pour l’un, 50 litres pour l’autre : aucune règle universelle ici.

Je préfère donc vous accompagner avec quelques questions pour cerner vos besoins et vos contraintes, et vous permettre de viser juste.

Quand il s’agit de choisir un sac à dos, l’enjeu est simple : tout faire tenir sans forcer, ni exploser les coutures, ni s’acharner sur la fermeture éclair.

Première question à se poser : Pour quel type de randonnée utiliserez-vous ce sac ?

L’idéal ? Un sac pour chaque style de sortie. Mais soyons francs, cette option n’est pas toujours réaliste, question budget notamment.

En fonction de vos finances et des randonnées prévues, il peut être judicieux d’opter pour un sac à dos polyvalent, ou éventuellement deux ou trois modèles différents si vous alternez entre plusieurs formats de sorties. Par exemple, un 30 litres pour les courtes excursions, un 50 litres pour les longues aventures.

Si vous souhaitez garder un seul sac pour des usages variés, il devra pouvoir accueillir le matériel nécessaire à toutes les configurations. Les jours où l’équipement est réduit, le sac risque d’être à moitié vide : dans ce cas, les sangles de compression sont précieuses pour éviter que tout ballotte à l’intérieur. Certes, ce choix alourdit un peu le portage, mais il évite d’acheter plusieurs sacs.

Voici les principaux facteurs qui influencent la composition de votre sac à dos selon les différents types de randonnées :

  • Le nombre de jours de marche.
  • Le mode d’hébergement : refuge, tente, bâche… pour les sorties sur plusieurs jours.
  • La nécessité ou non d’emporter du matériel particulier (crampons, gamelle pour chien, etc.).
  • Votre degré d’autonomie : portez-vous toute votre eau et nourriture ou pouvez-vous vous réapprovisionner en chemin ? Mangez-vous certains repas en refuge ?
  • Et d’autres particularités propres à chaque randonneur.

Deuxième question : Quelles seront les conditions météo pendant votre randonnée ?

Plus il fait froid, plus il faudra emporter de vêtements, et un sac de couchage adapté. Si la pluie s’invite, prévoyez des vêtements imperméables de rechange. Forcément, le volume du sac augmente.

Troisième question : Allez-vous porter du matériel appartenant à d’autres personnes ?

Quand on part avec des enfants ou des compagnons moins costauds, il arrive de répartir la charge. Cela impacte directement la taille du sac à dos nécessaire. À l’inverse, si quelqu’un porte une partie de votre matériel, vous pouvez choisir un sac moins volumineux.

Quatrième question : Tout votre équipement rentre-t-il dans le sac ou certains objets seront-ils attachés à l’extérieur ?

Suspendez certains objets à l’extérieur, c’est parfois pratique pour gagner en flexibilité. Mais attention : ce qui dépasse doit être bien fixé, ne pas gêner la marche et résister à la pluie si besoin.

Cinquième question : Devez-vous transporter du matériel “hors norme” ?

Les quatre premières questions couvrent les besoins classiques. Mais il existe aussi des contraintes ou envies spécifiques que vous seul pouvez connaître : un instrument de musique, un matériel photo, ou un accessoire indispensable à votre pratique.

Pour déterminer quel volume de sac à dos il vous faut, voici trois points de repère à garder en tête :

  • Évitez les sacs trop petits, qui obligent à sacrifier du matériel ou à forcer sur la fermeture.
  • Fuyez les sacs trop grands où votre équipement flotte et où la tentation d’ajouter des objets inutiles guette.

S’il ne fallait retenir qu’une règle, ce serait celle-ci : choisissez votre sac à dos uniquement après avoir rassemblé tout votre équipement.

C’est le seul moyen d’estimer précisément le volume nécessaire. La plupart du temps, vous utiliserez ce sac pour plusieurs types de randonnées. Réunissez donc tout le matériel prévu pour la sortie la plus exigeante, sans oublier l’eau et la nourriture.

Pour voir clair, trois astuces concrètes peuvent vous aider à valider la contenance idéale :

  • Empruntez plusieurs sacs à dos à votre entourage et testez-les en y glissant tout votre équipement, nourriture et eau comprises.
  • Remplissez des sacs-poubelle de différentes tailles avec votre matériel (hors nourriture et eau), ou servez-vous d’un sac de voyage dont vous connaissez le volume.
  • Emmenez tout votre matériel en magasin et glissez-le dans différents sacs à dos pour trouver celui qui accueille tout sans forcer. Certes, vous débarquerez chargé, mais rien de tel pour s’assurer que tout rentre.

Si vous hésitez entre deux tailles (à 5 ou 10 litres près), mieux vaut prendre le modèle un peu plus vaste. Accéder à son équipement reste plus agréable quand chaque objet n’est pas coincé au millimètre.

Vous l’aurez compris, le volume doit s’ajuster à vos besoins réels et à vos contraintes. Partager des valeurs “standards” a ses limites, mais cela peut donner une première idée. Pour une même randonnée, certains emportent 35 litres, d’autres 70, selon leurs habitudes et leur équipement.

Voici donc une estimation basée sur un randonneur lambda dans des conditions classiques : possibilité de se ravitailler en eau au moins une fois par jour, pas de matériel technique spécifique, météo clémente, équipement raisonnable et répartition équitable entre coéquipiers.

Ce tableau ne s’adresse pas aux expéditions en haute montagne, aux familles, ni aux adeptes du trek ultra-léger.

Utilisez ce repère comme un point de départ. Avant d’acheter un sac à dos de randonnée, vérifiez toujours que tout votre matériel habituel y trouve sa place, sans rien forcer.

La meilleure démarche consiste à réunir votre équipement avant de vous pencher sur la contenance du sac. Reste alors la question : que mettre dans votre sac à dos ? Pour vous inspirer, vous pouvez télécharger la liste de matériel proposée sur le blog. Pour les adeptes du poids minimal, le contenu de mon sac pour le GR20 peut aussi servir de référence.

Le volume n’est qu’un critère parmi d’autres pour choisir son sac à dos. Pourtant, il conditionne directement votre confort et votre autonomie. J’ai déjà vu des marcheurs avec un sac minuscule, transformé en épouvantail par tous les objets accrochés à l’extérieur. J’ai aussi commis l’erreur inverse : sac trop volumineux, trop lourd, trop plein. Peut-être avez-vous déjà vécu la même chose.

Si ce guide vous a été utile, partagez-le autour de vous : mieux vaut prévenir que de devoir porter le matériel oublié par un compagnon mal équipé !

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Vous pouvez le télécharger en PDF pour le consulter à loisir. Maintenant, à chaque départ, à vous le choix du sac qui ne vous laissera jamais sur le bord du chemin.

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