Développer ses compétences au quotidien : méthodes et astuces efficaces

Connaissances professionnelles : voilà le socle qui sert de point de comparaison, de tri, de repère. Employés, travailleurs indépendants, chefs d’entreprise, demandeurs d’emploi : tous sont évalués au prisme de leur expertise et de leur savoir-faire. Sur un CV, la rubrique des compétences professionnelles occupe une place de choix, au coude-à-coude avec l’expérience acquise au fil des années. ⏱ Temps de lecture : 6 minutes.

Le marché du travail ne cesse de se transformer. Ce qui était hier un passeport pour l’emploi devient parfois un simple bonus. Entre l’évolution du marketing, la réorganisation interne des entreprises, ou le déploiement de nouveaux outils de production, le paysage professionnel avance vite. Pour ne pas se retrouver à la traîne, chacun doit s’adapter, apprendre, progresser. Ce n’est pas une question de catégorie socioprofessionnelle : la nécessité de développer ses compétences traverse toutes les carrières. Voici des pistes concrètes pour garder la main, rester curieux et continuer à apprendre ce qui compte.

Au premier plan, une femme souriante assiste à une présentation, attentive et déterminée, au milieu d’un groupe lors d’un séminaire.

Qu’est-ce qu’une compétence professionnelle ?

La notion de compétence professionnelle ne se limite pas à une expertise technique. Selon le poste, les attentes varient, certaines aptitudes sont recherchées, d’autres valorisées. On parle à la fois de connaissances, mais aussi de qualités humaines et relationnelles qui permettent d’assumer pleinement ses missions.

La liste est longue, mouvante, jamais figée. Au démarrage d’une carrière, le socle est souvent constitué de ce que l’on a appris : diplôme, CAP, doctorat, ou encore une formation aussi atypique que celle de l’école 42. Mais la réalité, c’est que la compétence se forge aussi sur le terrain. L’expérience, accumulée au fil du temps, compte tout autant. La reconnaissance de ces acquis peut d’ailleurs s’appuyer sur des dispositifs comme la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Il ne s’agit pas seulement de maîtriser des outils ou des savoir-faire spécifiques. La capacité à s’organiser, à anticiper, à s’intégrer dans une équipe, à motiver ou à fédérer : tout cela entre en jeu. C’est souvent ce « savoir-être » qui crée la différence entre deux profils, à compétences techniques égales.

Quels sont les sujets concernés ?

Un diplôme ou une validation d’acquis ne scelle pas la fin du développement professionnel. Le véritable enjeu, pour chaque salarié, c’est de rester pertinent au sein de son entreprise. Plusieurs conséquences positives découlent de cette démarche :

  • grimper les échelons et élargir ses responsabilités ;
  • obtenir une revalorisation de salaire ;
  • retrouver rapidement un emploi en cas de changement ;
  • saisir de nouvelles perspectives de carrière ;
  • devenir une référence dans son secteur ;
  • gagner en efficacité ;
  • ancrer sa légitimité professionnelle.

Cette liste n’est pas exhaustive, chaque métier impose ses propres exigences et ses défis spécifiques en matière de développement des compétences.

Quelles sont les nouvelles compétences à acquérir ?

Les compétences attendues évoluent sans cesse, en fonction des métiers et des tendances du secteur. Après plusieurs années en poste, s’adapter peut sembler ardu. Certains signes ne trompent pas : difficultés sur de nouvelles missions, besoin de déléguer certaines tâches à des collègues plus aguerris, ou occasions professionnelles refusées faute de maîtrise (par exemple, l’absence d’anglais courant).

Pour garder une longueur d’avance sur le marché, il est utile de :

  • analyser les offres d’emploi de son secteur pour repérer les aptitudes recherchées, absentes de son propre parcours ;
  • se rapprocher de centres de formation ou de responsables de gestion pour connaître les compétences actuellement valorisées.

Une étude de Degreed, société spécialisée dans le développement professionnel, a identifié les dix compétences les plus recherchées en 2021 :

  1. maîtriser les outils informatiques (par exemple, utiliser un logiciel de gestion de données) ;
  2. communiquer aisément et négocier efficacement ;
  3. faire preuve de créativité ;
  4. renforcer son leadership dans une équipe ;
  5. gérer des projets en toute autonomie ;
  6. être proactif, disposer d’un esprit critique et prendre des décisions rapidement ;
  7. développer le sens du relationnel ;
  8. adapter son travail aux besoins de l’entreprise ;
  9. comprendre et analyser des informations complexes ;
  10. avoir des notions en conception technique et technologique.

Difficile de ne pas remarquer la part grandissante des compétences humaines dans ce palmarès. Beaucoup d’entre elles ne s’apprennent pas sur les bancs de l’école ou dans les cursus classiques : elles se développent par l’expérience, la remise en question, l’entraînement quotidien.

Comment se former efficacement ?

Tout au long de la vie professionnelle, les occasions de se former ne manquent pas. Maîtriser de nouveaux savoir-faire, c’est se donner la possibilité de se démarquer lors d’un entretien d’embauche, ou d’apporter une valeur ajoutée à son entreprise.

Différentes pistes s’offrent à ceux qui souhaitent progresser :

  • mobiliser ses droits à la formation via le Compte Personnel de Formation (CPF) ;
  • s’informer de manière ciblée à l’aide de ressources fiables, adaptées à son domaine ;
  • s’inscrire auprès d’organismes de formation privés.

Utiliser ses droits accumulés sur le CPF est une démarche accessible à tous les actifs depuis 2018, qu’ils soient salariés du public ou du privé. Chaque année de travail permet de cumuler des droits utilisables pour financer une formation.

Pour connaître le montant disponible, il suffit de créer son espace sur « moncompteformation.gouv.fr ». Si vos droits couvrent la formation souhaitée, vous pouvez procéder à l’inscription directement en ligne. Opter pour une formation référencée sur ce site garantit sérieux et financement sécurisé. Si le coût dépasse votre enveloppe CPF, il reste possible de compléter la somme par carte bancaire.

Autoformation : sélectionner les bons supports

Se former en autonomie a ses avantages, mais aussi ses limites : aucune structure ne vient trier ou vérifier la qualité de l’information. Pour progresser efficacement, mieux vaut définir clairement les compétences à développer.

Il s’agit ensuite de rester vigilant sur la fiabilité des ressources choisies. Quelques supports à privilégier :

  • ouvrages rédigés par des auteurs reconnus dans le secteur ;
  • conférences en ligne, accessibles à tous ;
  • sites gérés par des professionnels référencés et expérimentés.

Qu’il s’agisse de contenus gratuits ou payants, l’essentiel est de vérifier la pertinence des sources et, si besoin, de solliciter un accompagnement par des experts du domaine.

S’inscrire à une formation en ligne

L’essor de la formation en ligne est indéniable. La demande a explosé ces dernières années, portée par les salariés comme par les indépendants.

Pour tirer un vrai bénéfice de ces formats, mieux vaut choisir un parcours certifiant, qui valorisera réellement votre CV. La certification Qualiopi, délivrée par le Comité français d’accréditation (COFRAC), constitue un repère fiable : elle atteste du sérieux et de la qualité de l’organisme. Une formation certifiée peut être prise en charge, en totalité ou en partie, par vos droits CPF ou l’OPCO de votre entreprise.

Mettre en valeur ses nouvelles compétences

Une fois de nouvelles compétences acquises, l’étape suivante consiste à les déployer en entreprise. Un certificat de formation obtenu peut enrichir votre CV et être présenté à votre employeur, justificatifs à l’appui.

Aller au-delà, c’est aussi prendre des initiatives, s’impliquer dans de nouveaux projets, démontrer concrètement ses acquis. C’est ainsi que collègues et managers constateront votre évolution et, parfois, ouvriront la porte à d’autres perspectives professionnelles.

Le goût de la formation continue m’accompagne depuis mon tout premier module en « Gestion des ressources humaines », jusqu’à mon rôle de formateur dans une unité de 500 salariés. Aujourd’hui, les leviers sont là, les outils à portée de main. La dynamique vous appartient : accordez-vous ce temps, osez, et voyez comment votre trajectoire peut s’élargir, demain, bien au-delà de vos repères d’aujourd’hui.

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