Coudre facilement une étiquette à la main sans fausse note

Comme j’étais sur le point de devenir ennuyeux (le tutoriel ennuyeux ici) et que c’est toujours sympa de faire plein de petites étiquettes en plus de ça, j’en ai profité pour créer un tutoriel sur différentes manières de coudre des étiquettes, des onglets décoratifs ou des petits rubans, selon le résultat que l’on souhaite obtenir C’est parti!

Pour tout organiser facilement, chaque technique porte un numéro de 1 à 9, et la dixième sera consacrée à l’écharpe de Titours.

Numéros 1 et 2 : les plus accessibles. Les explications détaillées arrivent ensuite. Pour la méthode, rien de sorcier : pour les numéros 1 à 6 et le 9, l’étiquette se pose sur le bord du tissu, côté effiloché vers l’extérieur, à moins d’un centimètre du bord. Ce placement permet à la couture d’assemblage (souvent à 1 cm du bord) de recouvrir directement l’étiquette et d’assurer un rendu propre.

La plupart du temps, on utilise un tissu qui ne s’effiloche pas ou dont le bord est déjà fini. Sur la photo, le numéro 1 correspond à un ruban de satin, mais un morceau de faux cuir fonctionne aussi parfaitement. Il suffit de plier le ruban en deux, envers contre envers, et de le positionner. Rien de plus simple.

Le numéro 2 ? C’est un biais coupé dans la longueur. On replie les bords non finis vers l’intérieur, puis on le plie comme un ruban de satin. Et voilà : prêt à être cousu !

Le numéro 3 : l’étiquette en boucle. Rien de compliqué ici non plus. Découpez un rectangle dans votre tissu, deux fois plus long que la taille finale souhaitée (ajoutez 1 cm de marge à chaque extrémité), et deux fois plus large pour faciliter le retournement. Pliez le tissu endroit contre endroit sur la longueur, épinglez, puis cousez au ras du bord. Ramenez la couture au centre, ouvrez les marges, repassez. Ensuite, cousez un petit côté, retournez l’ensemble, coupez le surplus, repassez encore, pliez en deux en cachant la couture à l’intérieur… et le tour est joué. Cette méthode garantit un résultat net, surtout une fois l’étiquette insérée en double épaisseur sur le bord du tissu.

Le numéro 4 : l’étiquette qui dépasse, sans boucle, avec couture en dessous. L’intérêt ici, c’est de pouvoir bien repasser l’étiquette à plat, marges ouvertes, avant de retourner, ce qui assure une pose nette. Pour les détails précis, c’est montré en vidéo.

Numéro 5 : l’étiquette carrée ou rectangulaire, surpiquée sur les côtés. On démarre comme pour la numéro 3 : pliez en deux sur la longueur, cousez au bord. Fermez un petit côté en faisant un point d’arrêt au début et à la fin, puis crantez les angles au ras de la couture. Retournez, repassez, poussez bien les coins avec un outil fin, puis fixez l’étiquette sur le bord du tissu.

Numéro 6 : l’étiquette avec du texte ou un motif des deux côtés. Prenez un rectangle de tissu, pliez-le en deux, endroit contre endroit, sur la largeur. Cousez les bords, faites bien les points d’arrêt, crantez les coins, retournez et repassez. Placez ensuite l’étiquette sur le bord du tissu. Si un doute subsiste, la vidéo aidera à y voir plus clair.

Numéro 7 : l’étiquette rectangulaire ou carrée, cousue sur de petits motifs brodés. Parfait si vous souhaitez voir le motif des deux côtés sans qu’aucune couture ne soit visible. On prépare une boucle comme pour la numéro 3, en commençant par placer la broderie ou le motif bien centré sur la ligne de pliure du tissu. Ensuite, procédez comme précédemment : couture au bord, ouverture des marges, repassage, couture d’un petit côté, retournement, pliage en deux.

Pour cette méthode, vous pouvez choisir parmi deux options :

  • Créer un rectangle entièrement doublé pour une finition impeccable
  • Ou rester simple en repliant juste les bords

Numéro 8 : l’étiquette rectangulaire ou carrée, fixée uniquement par les côtés. Ici, l’étiquette est doublée, ce qui rend la couture plus facile et solide. Découpez deux rectangles de tissu, placez-les l’un sur l’autre endroit contre endroit, dessinez la ligne de couture pour vous repérer, épinglez, puis cousez tout autour en faisant des points d’arrêt au début et à la fin. Crantez les coins au maximum, retournez, poussez bien les coins. Pas besoin de refermer l’ouverture laissée, elle sera prise dans la couture de fixation. Fixez l’étiquette sur le tissu avec un fer, de la colle ou des épingles, puis surpiquez tout autour au point droit.

Pour un résultat où la couture des côtés longs reste invisible (notamment sur une étiquette rectangulaire), la logique est la même que pour la numéro 4 : on cache la couture en dessous, mais cette fois, on ferme les deux petits côtés pour que tous les bords soient nets. Commencez comme pour la 4 : pliez en deux endroit contre endroit dans la longueur, cousez au bord (vous pouvez broder ou dessiner sur l’endroit avant de plier), décalez la couture au centre, ouvrez les marges, repassez. Cousez les deux petits côtés, crantez tous les angles, puis réalisez une ouverture au milieu de la ligne de couture centrale, à la taille de votre outil de retournement. Cela permet de bien former les coins avant de retourner. Si vous préférez laisser un petit côté ouvert puis le refermer, le fini sera un peu moins net.

Numéro 9 : une longue étiquette qui forme un nœud, avec bouton-pression. La couture centrale se retrouve en dessous, donc invisible, et il n’est pas nécessaire de refermer l’ouverture. Passez l’outil de retournement dans l’ouverture pour faire ressortir un côté, recommencez pour l’autre extrémité, puis repassez soigneusement. L’étiquette se fixe ensuite directement au point droit sur le tissu, uniquement sur les petits côtés. Pour les détails visuels, la vidéo est là pour éclairer les étapes.

Petite parenthèse : la largeur de l’étiquette dépend avant tout de la largeur de l’outil utilisé pour la retourner. Pour une étiquette rectangulaire à bords finis, avec une couture sur l’un des côtés, il s’agit tout simplement de la méthode de la numéro 4, mais en version allongée.

Numéro 10 et Ze Last One : le foulard de Titours. Ici, on pose le rectangle sur le bord, puis on appuie simplement sur chaque extrémité. Ce n’est pas vraiment une étiquette, mais un rectangle fermé à chaque extrémité, sans fixation sur le tissu. Cette technique fonctionne aussi pour une bandoulière, une anse de sac ou des bretelles personnalisées, bref, tout élément cousu fermé aux deux extrémités. C’est le même principe que pour la numéro 8, avec une étape supplémentaire : on ferme l’ouverture à la main avec un point invisible, une fois le retournement terminé. Ceux qui utilisent un tissu duveteux, comme le vison, peuvent même se contenter d’un point droit à 2 mm du bord, qui disparaîtra dans le velours.

Voilà, l’étiquette n’a plus de secret. Les possibilités sont multiples, il n’y a plus qu’à multiplier les petits détails cousus main, jusqu’à ce que chaque création porte sa signature, unique et soignée.

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