Fixer des plaques de plâtre sur un mur facilement et solidement

Fini le vieux grenier plein de poussière ! Vous avez décidé de commencer à aménager des espaces de vie sous les combles de votre maison pour accueillir une nouvelle crèche ou un petit espace confortable. La solution la plus simple consiste à créer des murs en plaques de plâtre. Quelles sont les étapes à suivre pour les retirer ?

Créer des murs sous les combles : méthode rapide, résultat concret

Pour séparer le grenier en différentes pièces, ériger des cloisons sur-mesure change tout. Les plaques de plâtre s’imposent : elles sont simples à manipuler, leur découpe se fait facilement et l’installation ne requiert pas de machines sophistiquées. Même sans expérience approfondie, il est possible de réussir en s’organisant et en respectant l’ordre des étapes. Ces plaques sont maintenues par une ossature métallique qui assure leur tenue, de la base au plafond, même sous des rampants.

Installer une cloison sous la pente d’un toit ne demande pas de réapprendre la pose des cloisons classiques, mais quelques ajustements s’imposent, principalement dans le tracé ou la découpe. En suivant méthodiquement chaque phase et en s’armant de patience, le projet se borne à des gestes précis, accessibles aux bricoleurs méthodiques.

Le matériel pour poser des plaques de plâtre sous les combles

Avant de commencer, il faut réunir le bon équipement pour éviter d’interrompre le chantier au moindre oubli. Voici ce qu’il vous faudra prévoir :

Côté matériaux, il sera utile de disposer de :

  • de rails pour le sol, les murs et le plafond ;
  • de poteaux ;
  • de lots de vis adaptées aux plaques de plâtre ;
  • d’isolant si besoin ;
  • de mastic acrylique en cartouches ;
  • d’enduit à joints.

Pour la partie outillage, préparez notamment :

  • perceuse-perforatrice ;
  • équerre et règle de maçon ;
  • niveau à bulle ou niveau laser ;
  • cisailles à tôle ;
  • lève-plaque ;
  • outil de lissage pour plaques ;
  • scie-cloche ;
  • platoir.

Pensez aussi sécurité : gants, masque et lunettes protègent efficacement lors des découpes ou du ponçage, surtout quand la poussière s’invite.

Étape 1 : Placer les rails pour l’ossature

Reporter l’implantation de la cloison

Commencez par marquer au sol l’axe de votre future cloison, prévoyez tout de suite l’ouverture pour une porte si vous souhaitez en intégrer une. Comptez sur l’équerre pour des tracés droits et des angles nets. Prolongez le repère sur les murs, au moyen d’un niveau, puis tirez la ligne sur le plafond, à l’aide d’un cordeau ou d’un laser. Les lignes bien alignées conditionnent la facilité d’assemblage et la solidité du mur.

Selon la pente ou la configuration de la pièce, certains murs n’exigent aucun appui particulier : adaptez votre repérage en fonction du volume disponible.

Mettre en place les rails

Fixez d’abord les rails au sol et au plafond à l’aide de chevilles adaptées. Privilégiez un positionnement soigné du rail inférieur, puis mesurez, découpez à la cisaille et fixez. Espacements réguliers, chevilles tous les 60 à 80 centimètres. Procédez de la même manière avec les rails muraux et ceux du plafond : placez, découpez, contrôlez toujours, puis vissez.

Mesurez précisément avant chaque découpe, pensez à ôter environ 1,5 cm à vos mesures pour les rails verticaux afin de faciliter la pose. Attaquez-vous d’abord aux coins ; l’alignement des autres rails suivra naturellement. Une fois tous les poteaux installés, c’est la structure entière qui prend corps.

En présence d’une pente marquée, vous pouvez utiliser une latte vissée pour aligner parfaitement les rails supérieurs et inférieurs, prévoyez alors des vis longues pour une fixation solide, traversant latte et plafond si besoin.

Les poteaux doivent être emboîtés dans les rails afin de stabiliser la structure dès cette étape.

Si un encadrement de porte est prévu, installez deux montants verticaux supplémentaires de part et d’autre, vérifiez leur aplomb, puis placez un rail horizontal juste au-dessus. Terminez en renforçant la portion située entre le haut de la porte et le plafond à l’aide de trois petits montants verticaux.

Étape 2 : Installer les montants de l’ossature

Vient le tour d’introduire les poteaux dans les rails, tous les 60 cm idéalement. Glissez chaque montant, faites-le pivoter pour le bloquer correctement. Utilisez un outil de sertissage afin d’assurer la bonne tenue de chaque poteau aux rails, gage de stabilité.

Pensez à tracer sur le sol et au plafond la position de chacun d’eux : repérez ces axes au crayon. Ce marquage vous facilitera nettement la tâche pour la pose à venir des plaques.

Étape 3 : Fixer les plaques de plâtre sur la structure

Les plaques de plâtre doivent parfois être découpées pour s’ajuster au profil de la pente sous toiture. Repérez soigneusement la découpe à réaliser, reportez votre trait, puis effectuez la coupe à plat, au sol. Placez la plaque sur le lève-plaque, appliquez-la contre l’ossature, vissez sur chaque montant, en suivant vos marques précédentes. Ce premier montage se fait côté intérieur.

Lorsque la plaque est découpée, orientez la coupe vers le plafond afin d’éviter toute fragilité au niveau des bords amincis latéraux. Pour la suite, vous habillerez le second côté de la structure, ce qui vous permettra d’intégrer l’isolation et de prévoir les passages de gaines électriques. Si vous intégrez des prises ou interrupteurs, pensez à effectuer leurs découpes avant la fixation des plaques.

Étape 4 : Parfaire les joints et les finitions

Côté finitions, le chantier se joue au détail près. Il s’agit d’obtenir une surface homogène, tous les espaces entre plaques ou sur les arêtes devant disparaître. Commencez par boucher les jointures horizontales, au sol et au plafond, à l’aide de mastic acrylique, que l’on lisse au doigt.

Occupez-vous ensuite des têtes de vis, recouvertes d’enduit appliqué à la spatule. Si des retraits apparaissent après le séchage, repassez une nouvelle couche le lendemain. Pour les joints verticaux, appliquez une première passe d’enduit au niveau des bords amincis, marquez la ligne de joint à la spatule, posez une bande humidifiée et lissez pour bien la noyer. À la fin, une nouvelle passe d’enduit uniformise le tout et une dernière lissée vient parfaitement adoucir la surface.

Pour la touche finale : un ponçage léger, dépoussiérage minutieux, puis une couche d’apprêt. Après cette étape, l’espace prend une toute autre dimension. Le grenier n’a plus grand-chose à voir avec son passé poussiéreux : il attend, prêt à être habité et inspirer de nouveaux départs.

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